Lettre à l' Humilité
"L'affirmation de soi est souvent vue comme de l'égoïsme, ce qui gêne ceux qui valorisent une humilité silencieuse." Alisonbyself
Bonjour l’humilité, aujourd’hui, j’ai envie de m’adresser à toi.
On me dit souvent que je ne suis pas assez humble, que si je continue comme ça, je vais me brûler les ailes ou encore que je suis égoïste, mais bon sang ça veut dire quoi être humble ? J’ai souvent l’impression qu’on me demande de me taire, de ne pas trop me montrer et finalement lorsque je ne suis pas la gentille petite fille sage et obéissante, je dérange. Ça suffit cette définition de l’humilité et j’en ai marre d’essayer d’être humble. Je ne suis pas humble et c’est très bien ainsi.
Depuis petite, je suis fascinée par les personnes que l’on peut qualifier d’arrogante, autoritaire, hautaine, apathique ou perverse. Je me suis toujours demandé comment ils osaient faire du mal aux gens, ne pas les prendre en compte et SURTOUT comment ils faisaient pour ne pas ressentir de culpabilité. Ce n’est pas que je souhaite faire souffrir autrui, simplement, j’ai toujours essayé de plaire, de faire plaisir et de répondre aux besoins des autres au point de m’oublier. Au final, bien qu’effrayé par ces types de personnalité dominatrice, je me suis toujours dit que ces personnes possèdent des atouts qui pourraient m’être bénéfiques.
Ben oui, ça fait du bien aussi de penser à soi, de s’affirmer et de poser ses limites. Sauf que dans cette société, c’est mal vu de dire non et d’oser. C’est mal vu parce que la majorité des personnes ont appris à être soumises et à ne pas se réaliser. Du coup, lorsque l’on prend de la place ou que l’on s’exprime, on est souvent jugés. D’ailleurs, j’ai l’impression qu’il aura fallu que je sois adulte et que j’obtienne un titre de psychologue pour me faire respecter des gens. Avant cela, j’avais le sentiment qu’on me mettait à une place d’enfant qui n’avait pas le droit à la parole.
J’ai longtemps travaillé dur pour être « humble » et correspondre à cette belle image d’une personne bienveillante. Sauf que je me rends compte que c’est du bullshit. J’ai le droit de ne pas être parfaite et de ne pas toujours penser aux autres. Je le vois que par moment, je suis orgueilleuse par mes comportements, mon ton, mon allure. Je le sais parce que finalement, on a tous en nous cet orgueil et je le vois présent en moi depuis petite. D’ailleurs, cet orgueil n’a qu’une envie, c’est de dire que moi aussi j’ai le droit d’exister et que j’en ai marre de m’écraser.
Oui, j’ai de l’orgueil et parfois, je m’écrase parce que j’ai aussi la part de moi qui a un profond manque d’amour-propre. J’en ai subi des situations où je n’ai pas su dire non, où j’ai eu cette incapacité à poser mes limites, mais aussi où j’ai subi de la violence et de l’emprise. Apparaissent aussi toutes les fois où j’ai eu des difficultés à lâcher des situations qui n’étaient pas alignées avec moi ou encore de me forcer à aller quelque part pour faire plaisir ou pour être « aimé ». Combien de fois je me suis oubliée pour autrui en pensant que c’était ce que l’on attendait de moi.
Aujourd’hui, je ne veux plus de cela. Je ne dis pas que j’arrive à être parfaitement moi, simplement, je ne veux plus me faire passer au second plan. Ce n’est pas évident et c’est nouveau. Par moments, certaines parts de moi qui ont été réprimées depuis longtemps, on simplement envie de se montrer et d’exister. Elles ne savent pas toujours comment s’affirmer et peuvent paraître prétentieuse. Dans ces moments-là, je m’en prends des reproches quand, selon les gens, je suis hautaine. Cela me met en colère, car bien souvent, les personnes qui me reprochent mon ton orgueilleux, sont des personnes qui se sont permis de se croire toute-puissante par rapport à moi, d’essayer de me dominer, de se croire plus intelligent ou encore à me rabaisser. Je remarque que quand je prends de l’estime de moi et de la confiance, ça dérange. Ça dérange, parce que je ne me laisse plus faire comme avant. À croire que les gens aiment dominer et se sentir supérieur…
Au final, je remercie mon orgueil, car ce ton me donne de la force. Il me donne la force de me dresser devant les personnes et de remettre les choses à leur place. Face au déni, au contrôle, à l’orgueil, à la méconnaissance ou encore à la violence il n’y a que le cadre juste et une personne sur d’elle qui peut faire bouger les choses, mais c’est difficile de trouver un juste-milieu. Le juste équilibre entre ne pas s’écraser et s’affirmer à la bonne place. C’est d’ailleurs lorsque je trouve cet équilibre que je brille le plus.
C’est tout un cheminement à l’intérieur de moi pour accepter ces différentes parts. Aujourd’hui, j’accepte que j’aie de la valeur et que j’ai le droit de briller, mais j’ai aussi envie de rappeler que c’est ok d’être orgueilleux, c’est ok de manquer d’amour-propre, c’est ok de ne pas toujours être humble et de parfois blesser les gens, parce que c’est humain. L’important est de se rappeler qu’on fait toujours du mieux que l’on peut et que parfois, il est nécessaire de se réajuster dans notre manière d’être en prenant en compte notre ressenti interne, mais aussi celui des autres.
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